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Archives de l’exposition de l’Épître aux Hébreux du pasteur David Jang
Catégorie d’archive
Contenu en cluster relié à la page pilier de l’exposition complète de l’Épître aux Hébreux · Point de transition entre Hébreux 1–4, centré sur la supériorité du Fils, et la théologie du grand prêtre
Le cœur d’Hébreux 3.1-6 est que « Jésus a été jugé digne d’une gloire plus grande que celle de Moïse ». Moïse a servi fidèlement comme serviteur dans la maison de Dieu, mais Jésus-Christ est le Fils qui établit et gouverne cette maison. Les croyants doivent donc considérer attentivement Jésus et vivre comme la maison de Dieu, en tenant fermement jusqu’au bout l’assurance de leur espérance.

1. La place de la leçon 5 : Jésus plus grand que Moïse

L’Épître aux Hébreux proclame dès le début la supériorité de Jésus-Christ. Le chapitre 1 témoigne que Dieu a parlé autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, mais qu’en ces derniers temps il nous a parlé par le Fils. Jésus n’est pas simplement l’un des prophètes ; il est le rayonnement de la gloire de Dieu et l’empreinte de sa personne. Le chapitre 2 montre ensuite que ce Fils glorieux a souffert et est devenu semblable à ses frères afin de devenir le chef du salut qui conduit beaucoup de fils à la gloire.

Au chapitre 3, l’objet de la comparaison devient Moïse. Dans la tradition de foi juive, Moïse n’est jamais une figure secondaire. Il fut le dirigeant de l’Exode, l’homme qui reçut la Loi et le serviteur de Dieu qui guida le peuple dans le désert. Pour les destinataires de l’Épître aux Hébreux, Moïse représentait la foi et l’identité du peuple. Ainsi, comparer Moïse et Jésus ne revient pas seulement à comparer deux personnes ; c’est comparer l’ancienne alliance et la nouvelle, le ministère du serviteur et celui du Fils, le service dans la maison et la souveraineté de celui qui l’a bâtie.

Cette comparaison n’a pas pour but de diminuer Moïse. L’Épître aux Hébreux affirme clairement que Moïse a été fidèle dans toute la maison de Dieu. La question n’est donc pas la fidélité de Moïse, mais la gloire plus grande de Jésus-Christ. Si Moïse est grand, combien plus grand est Jésus, celui qui a bâti la maison de Dieu que Moïse a servie. Si Moïse est le serviteur fidèle qui a accompli sa tâche dans la maison, Jésus est le Fils qui bâtit et gouverne cette maison. Tel est le raisonnement central d’Hébreux 3.1-6.

La leçon 5 de l’exposition de l’Épître aux Hébreux par le pasteur David Jang ramène, à travers ce passage, le regard des croyants vers Jésus-Christ. La foi ne s’accomplit pas en s’attachant à une grande tradition religieuse ou à un dirigeant respecté. Elle est renouvelée lorsque l’on considère attentivement Jésus-Christ, le Fils de Dieu, l’apôtre et le grand prêtre de notre confession.

2. « Saints frères, participants à l’appel céleste »

Hébreux 3.1 commence par ces mots : « C’est pourquoi, saints frères, participants à l’appel céleste ». Cette phrase contient déjà l’identité des croyants. Un croyant n’est pas simplement une personne qui s’intéresse à la religion. Il est quelqu’un qui a reçu l’appel céleste. Il ne s’interprète pas uniquement selon les critères terrestres, l’évaluation du monde ou la réalité visible ; il se comprend à la lumière du dessein pour lequel Dieu l’a appelé.

L’épître appelle aussi les croyants « saints frères ». Être saint signifie appartenir à Dieu. Les croyants ne produisent pas leur sainteté par eux-mêmes ; ils sont mis à part dans l’appel de Dieu. Et cet appel ne demeure pas seulement individuel. Par l’expression « participants » et par l’adresse communautaire, l’épître souligne la dimension commune de la foi. La foi n’est pas une activité intérieure solitaire ; elle est une vie reçue ensemble dans la maison de Dieu, où les croyants tiennent ensemble l’espérance.

Se souvenir de cette identité est essentiel. Chaque fois qu’ils vacillent, les croyants doivent se demander d’où vient leur appel. Ils n’ont pas été appelés par la reconnaissance humaine, mais par le ciel. Ils n’ont pas été appelés pour la réussite du monde, mais pour fixer leur regard sur Jésus-Christ. C’est pourquoi l’exhortation de l’Épître aux Hébreux se poursuit immédiatement par le commandement : « Considérez attentivement Jésus ».

3. Le commandement : « Considérez attentivement Jésus »

L’exhortation centrale d’Hébreux 3.1 est : « Considérez attentivement Jésus, l’apôtre et le grand prêtre de la foi que nous confessons ». Ici, considérer attentivement ne signifie pas évoquer Jésus de manière passagère. Cela signifie le regarder avec attention, concentrer son cœur sur lui et le placer au centre de la vie. L’Épître aux Hébreux interroge la direction de nos pensées.

Une personne est influencée par ce qu’elle médite profondément. Si elle médite la peur, la peur grandit. Si elle médite ses blessures, celles-ci occupent le centre de son cœur. Si elle médite le souvenir de ses échecs, elle perd facilement la force de se relever. Si elle médite l’évaluation des autres, elle finit par suivre le regard des hommes plutôt que la foi. Mais lorsque l’on considère attentivement Jésus-Christ, la foi retrouve son centre. En contemplant qui est Jésus, ce qu’il a accompli et ce qu’il est encore aujourd’hui pour les croyants, le cœur revient sur le fondement de l’Évangile.

L’exposition de l’Épître aux Hébreux par le pasteur David Jang souligne l’importance de ce point. Les destinataires de l’épître vivaient une situation instable. Ils subissaient des pressions et des persécutions, et ils étaient tentés de retourner vers un système ancien et familier. À de telles personnes, l’Épître aux Hébreux ne dit pas simplement : « Faites davantage d’efforts ». Elle dit d’abord : « Considérez attentivement Jésus ». Le renouvellement de la foi commence moins par le renforcement de la volonté que par la restauration du regard.

Considérer attentivement Jésus ne consiste pas à répéter son nom comme un slogan religieux. C’est méditer qu’il est l’apôtre envoyé par Dieu, le grand prêtre qui nous conduit à Dieu et le Fils qui a bâti la maison de Dieu. Lorsque la pensée du croyant se fixe sur Jésus-Christ, la foi retrouve sa direction, même au milieu des secousses extérieures.

4. Jésus est l’apôtre envoyé par Dieu

L’Épître aux Hébreux appelle Jésus « l’apôtre de notre confession ». Un apôtre est quelqu’un qui est envoyé. Cette expression montre que Jésus est venu vers nous de la part de Dieu. Jésus n’est pas un chemin inventé par l’être humain pour parvenir à Dieu. Il est le chemin que Dieu a envoyé vers l’être humain. Jésus-Christ est celui que Dieu a envoyé pour manifester sa volonté et son cœur.

Moïse fut lui aussi un grand serviteur qui transmit la parole de Dieu. Il se tint devant Pharaon pour proclamer l’ordre de Dieu, transmit la Loi au peuple d’Israël et annonça la volonté de Dieu dans le désert. Mais entre Moïse et Jésus, il existe une différence décisive. Moïse est l’homme qui a reçu la parole ; Jésus est la Parole faite chair, venue habiter parmi nous. Moïse a transmis dans la maison la parole qui lui avait été donnée ; Jésus est le Fils qui révèle pleinement la volonté de Dieu.

Jésus ne se contente pas d’expliquer Dieu. En Jésus, le caractère, la volonté et le salut de Dieu sont manifestés. Regarder Jésus, c’est voir qui est Dieu. Ainsi, lorsque l’Épître aux Hébreux appelle Jésus « apôtre », elle témoigne qu’il est le révélateur final et parfait envoyé par Dieu.

Les croyants doivent établir leur foi sur cette réalité. Ils ne cherchent pas Dieu par des suppositions ; ils regardent Dieu tel qu’il s’est révélé en Jésus-Christ. Jésus est celui qui est venu de Dieu vers nous, celui qui a manifesté de manière accomplie la parole et le cœur de Dieu.

5. Jésus est le grand prêtre qui nous fait approcher de Dieu

L’Épître aux Hébreux appelle aussi Jésus « grand prêtre ». Si l’apôtre montre le mouvement de Dieu vers l’être humain, le grand prêtre montre le mouvement par lequel l’être humain est conduit vers Dieu. Jésus ne se contente pas de révéler Dieu ; il nous conduit à Dieu. Ces deux directions se rencontrent parfaitement en lui.

Dans l’Ancien Testament, le prêtre s’approchait de Dieu au nom du peuple. Le sacrifice était le lieu où la question du péché était traitée, et le grand prêtre tenait le rôle de médiateur devant Dieu pour le peuple. Cependant, les prêtres de l’ancienne alliance devaient offrir des sacrifices de manière répétée, et eux-mêmes étaient des êtres humains faibles. Dans les chapitres suivants, l’Épître aux Hébreux expliquera en détail que Jésus est le meilleur grand prêtre. Hébreux 3.1 introduit ce grand thème en présentant Jésus comme grand prêtre.

Jésus n’est pas seulement celui qui nous transmet une connaissance à propos de Dieu. Il est celui qui nous conduit à Dieu, alors que le péché nous empêchait de nous approcher de lui. Il est le médiateur, le chemin et le fondement de l’assurance des croyants. Si les croyants peuvent s’approcher de Dieu, ce n’est pas parce que leurs mérites suffisent, mais parce que Jésus-Christ se tient comme grand prêtre.

La question la plus importante dans le chemin de la foi n’est donc pas seulement : « Que sais-je et combien en sais-je ? » La question plus fondamentale est : « Sur qui mon cœur est-il maintenant concentré ? » Celui qui considère attentivement Jésus redécouvre le chemin qui mène à Dieu. Même lorsque la culpabilité et la crainte pèsent sur le cœur, il reçoit, en Jésus-Christ le grand prêtre, l’assurance nécessaire pour s’approcher de Dieu.

6. Moïse est un serviteur fidèle, Jésus est le Fils de Dieu

Hébreux 3 ne nie pas la fidélité de Moïse. Au contraire, Moïse y est présenté comme fidèle dans toute la maison de Dieu. Il a obéi à la parole de Dieu au cours de l’Exode, guidé le peuple dans le désert et servi fidèlement dans la transmission de la volonté divine. L’Épître aux Hébreux ne le considère pas comme un dirigeant défaillant. Moïse a bien été un serviteur fidèle dans la maison de Dieu.

Cependant, ce que l’épître met en avant n’est pas une différence de fidélité entre Moïse et Jésus, mais une différence de position. Moïse est le serviteur qui sert dans la maison ; Jésus est le Fils qui bâtit et gouverne cette maison. Le serviteur accomplit fidèlement la tâche qui lui est confiée. Le Fils, lui, possède l’autorité et l’héritage de la maison. Le serviteur appartient à la maison, mais le Fils la représente. Le serviteur exécute la volonté du maître, mais le Fils révèle et accomplit pleinement la volonté du Père.

Lorsque l’on comprend cette différence, le message d’Hébreux 3.1-6 devient clair. Aussi fidèle que soit Moïse, il n’est pas lui-même la maison de Dieu, ni le maître de cette maison. Il est celui qui a servi dans la maison. Jésus, en revanche, est celui qui a bâti la maison de Dieu. De même que celui qui bâtit une maison est plus honoré que la maison elle-même, Jésus, qui a bâti la maison de Dieu, reçoit une gloire plus grande que Moïse, qui a servi dans cette maison.

Cette vérité donne aussi un critère important à la foi des croyants aujourd’hui. Dans la vie de foi, on peut facilement s’appuyer fortement sur des dirigeants visibles, des traditions, des institutions ou des expériences. Bien sûr, Dieu agit à travers des serviteurs fidèles. Mais les croyants ne doivent pas tenir un serviteur comme s’il était le Seigneur. Aussi grand que soit Moïse, il n’est pas plus grand que Jésus. Le serviteur fidèle doit être honoré, mais l’adoration et l’espérance des croyants doivent rester fixées uniquement sur Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

7. Jésus-Christ, celui qui bâtit la maison de Dieu

Hébreux 3.3 déclare que « celui qui a construit la maison reçoit plus d’honneur que la maison elle-même ». Cette image est simple, mais puissante. Si une maison est belle et solide, elle manifeste la sagesse et la capacité de celui qui l’a bâtie. Une maison ne se construit pas toute seule. Elle a un bâtisseur. L’Épître aux Hébreux utilise ce principe pour expliquer la gloire plus grande de Jésus-Christ.

Si Moïse a été fidèle dans la maison de Dieu, Jésus est celui qui a bâti cette maison. L’histoire du salut n’est pas une suite d’événements qui se déroulent par hasard. Dieu appelle son peuple, donne son alliance, ouvre le chemin du salut et accomplit finalement sa volonté en Jésus-Christ. Dans cette histoire du salut, Jésus n’est pas un serviteur chargé d’une partie de l’œuvre ; il est le Fils qui bâtit la maison de Dieu.

Ici, la « maison » ne désigne pas simplement un bâtiment. Dans la Bible, la maison de Dieu désigne le peuple qui appartient à Dieu, la communauté où Dieu demeure et ceux qui lui rendent un culte. Jésus ne bâtit pas seulement un édifice fait de pierres et de bois ; il appelle et établit le peuple qui appartient à Dieu. En lui, les croyants deviennent la maison de Dieu.

L’Église ne peut donc pas être expliquée seulement par les talents humains ou par l’efficacité de son organisation. Elle est la maison de Dieu que Jésus-Christ bâtit et gouverne. Au centre de l’Église, il ne doit pas y avoir la renommée d’un homme ni le poids d’une tradition, mais la seigneurie de Jésus-Christ. Les croyants doivent retrouver cette perspective lorsqu’ils regardent l’Église. L’Église n’est pas un service religieux que je consomme ; elle est la maison de Dieu à laquelle j’appartiens. Le maître de cette maison n’est pas l’homme, mais Jésus-Christ.

8. Qui est la maison de Dieu ?

Hébreux 3.6 dit : « Nous sommes sa maison, si nous retenons fermement jusqu’à la fin la confiance et l’espérance dont nous nous glorifions ». Ici, la maison de Dieu n’est pas un bâtiment, mais un peuple. Les croyants qui croient en Jésus-Christ et le suivent, ainsi que la communauté de l’Église, sont la maison de Dieu. Cette affirmation explique profondément l’identité chrétienne. Le croyant n’est pas simplement une personne qui visite la maison de Dieu ; en Christ, il est édifié comme maison de Dieu.

Cette parole est également importante pour comprendre l’Église. L’Église n’est pas une réunion lâche de personnes qui participent à un programme religieux. Elle est la maison de Dieu que Jésus établit et gouverne. Les croyants dans l’Église ne sont donc pas des consommateurs, mais une famille ; ils ne sont pas des spectateurs, mais des membres d’un même corps. Ils sont appelés à porter une responsabilité les uns envers les autres, à tenir ensemble l’espérance et à marcher jusqu’au bout sur le chemin de la foi.

Aujourd’hui, beaucoup regardent l’Église de manière fonctionnelle. Ils se demandent d’abord si elle propose des programmes utiles, si son atmosphère leur convient et si elle répond à leurs besoins. Mais Hébreux 3 propose une perspective plus profonde. Avant d’être un lieu que je choisis et que je consomme, l’Église est la maison de Dieu que Jésus-Christ a bâtie. Dans cette maison, les croyants doivent penser non seulement à leur propre intérêt, mais aussi à la foi et à l’espérance de la communauté.

L’affirmation « nous sommes sa maison » est glorieuse, mais elle porte aussi une responsabilité. Les croyants appelés à être la maison de Dieu doivent reconnaître que le maître de cette maison est Jésus. La direction de l’Église, la vie des croyants et l’espérance de la communauté doivent toutes venir de Jésus-Christ. Ce n’est pas Moïse, mais Jésus ; ce n’est pas le serviteur, mais le Fils ; ce n’est pas le système ancien, mais le Christ, révélateur accompli, qui gouverne la maison de Dieu.

9. La foi qui tient ferme l’assurance de l’espérance jusqu’à la fin

Hébreux 3.6 relie l’identité de la maison de Dieu à « l’assurance et la fierté de l’espérance » que l’on tient fermement jusqu’à la fin. Les croyants sont appelés par grâce, mais cet appel se manifeste dans une foi qui persévère. L’Épître aux Hébreux exhorte à plusieurs reprises les croyants à ne pas dériver, à ne pas endurcir leur cœur et à ne pas reculer. Cette exhortation ne vise pas à inspirer la peur, mais à réveiller la foi.

Tenir ferme l’assurance de l’espérance n’est pas un optimisme vague. Ce n’est pas non plus nier la réalité en pensant que seules de bonnes choses arriveront. L’espérance dont parle Hébreux naît de la connaissance de qui est Jésus-Christ. Jésus a bâti la maison de Dieu, il la gouverne et il conduit les croyants vers Dieu comme grand prêtre. Les croyants peuvent donc tenir l’espérance même au milieu d’une réalité qui vacille.

La vie chrétienne connaît des secousses. Il existe des moments où la foi s’affaiblit, où l’on veut retourner vers d’anciennes habitudes, où l’on cherche à s’appuyer sur une autorité visible ou un système familier. Les destinataires de l’Épître aux Hébreux vivaient eux aussi de telles pressions. Mais l’épître leur demande de considérer attentivement Jésus. Jésus est supérieur aux anges, il reçoit une gloire plus grande que Moïse, et il est le Fils établi sur la maison de Dieu.

Tenir jusqu’à la fin ne met pas seulement l’accent sur la force humaine. Les croyants ne persévèrent pas par la seule puissance de leur volonté. L’espérance qu’ils tiennent devient possible parce que Jésus-Christ les tient d’abord par sa grâce. Puisque Jésus a bâti la maison, les croyants qui appartiennent à cette maison peuvent se tenir aujourd’hui encore par la foi. L’assurance de l’espérance ne repose pas sur l’état émotionnel du croyant, mais sur la fidélité de Jésus-Christ.

10. Le sens de ce passage dans les archives de l’exposition de l’Épître aux Hébreux

Dans les archives de l’exposition de l’Épître aux Hébreux du pasteur David Jang, Hébreux 3.1-6 constitue un point de transition important. Si les chapitres 1 et 2 ont montré la supériorité de Jésus-Christ, son incarnation, sa souffrance et l’accomplissement du salut, Hébreux 3.1-6 proclame que ce Jésus est le Fils de Dieu, jugé digne d’une gloire plus grande que celle de Moïse. Ce thème s’élargit ensuite à l’identité de la maison de Dieu, c’est-à-dire la communauté de l’Église.

Pour lire correctement l’Épître aux Hébreux, il ne faut pas considérer chaque exposition comme un sermon isolé. L’épître porte un long mouvement d’exhortation. Jésus est le Fils venu comme parole finale de Dieu ; par la souffrance, il conduit beaucoup de fils à la gloire comme chef du salut. Il reçoit aussi une gloire plus grande que Moïse et, comme véritable grand prêtre, il conduit les croyants vers Dieu. Par la suite, l’Épître aux Hébreux avancera vers les thèmes du repos, du grand prêtre, de la nouvelle alliance, de la course de la foi, du royaume inébranlable et du disciple qui sort hors du camp.

Dans ce grand mouvement, Hébreux 3.1-6 ajuste le regard des croyants. Ils doivent honorer les serviteurs fidèles comme Moïse, mais regarder Jésus-Christ, qui est plus grand encore. Ils doivent considérer attentivement Jésus en tant que membres de la maison de Dieu. Ils doivent aussi tenir fermement jusqu’à la fin l’assurance de leur espérance. Voilà la place centrale de la leçon 5 dans l’ensemble des archives.

11. Application aujourd’hui : que suis-je en train de méditer profondément ?

Hébreux 3.1-6 adresse aux croyants d’aujourd’hui une question très concrète. Qu’est-ce que je médite le plus profondément en ce moment ? Est-ce l’inquiétude, le regard des autres, le souvenir d’un échec, une blessure, ou Jésus-Christ ? Le centre de la pensée détermine la direction de la vie. Lorsqu’on regarde longtemps la peur, la foi diminue ; lorsqu’on regarde longtemps l’évaluation des hommes, l’obéissance vacille. Mais lorsque l’on considère attentivement Jésus-Christ, le cœur revient au centre de l’Évangile.

Ce passage renouvelle aussi notre manière de regarder l’Église. Est-ce que je vois l’Église seulement comme un rassemblement familier ou un lieu d’activités ? Est-ce que je la considère seulement comme un espace religieux qui répond à mes besoins ? Hébreux 3 nous fait voir l’Église comme la maison de Dieu que Jésus bâtit et gouverne. Les croyants qui appartiennent à la maison de Dieu ne gardent pas la foi seuls. Ils marchent avec les saints frères qui ont reçu le même appel céleste, en tenant ensemble l’espérance jusqu’au bout.

Enfin, ce passage exhorte les croyants à tenir ferme l’assurance de l’espérance. Le chemin de la foi comporte des moments d’instabilité. Mais chaque fois que le cœur vacille, il faut se souvenir de ceci : Jésus, jugé digne d’une gloire plus grande que celle de Moïse, a bâti la maison de Dieu. Il n’est pas un serviteur, mais le Fils ; il est le Seigneur qui gouverne cette maison jusqu’à la fin. L’espérance du croyant ne repose pas sur sa propre assurance, mais sur la fidélité de Jésus-Christ.

Ce dont les croyants ont besoin aujourd’hui n’est pas un nouvel objet de foi, mais une foi qui regarde Jésus d’un regard renouvelé. L’exhortation de l’Épître aux Hébreux est simple et profonde : « Considérez attentivement Jésus ». Regardez le Fils de Dieu, l’apôtre envoyé par Dieu, le grand prêtre qui nous conduit vers Dieu, celui qui reçoit une gloire plus grande que Moïse. En lui, les croyants sont édifiés comme la maison de Dieu et peuvent marcher sur le chemin de la foi, en tenant fermement jusqu’à la fin l’assurance de leur espérance.

Questions fréquentes (FAQ)

Le message central d’Hébreux 3.1-6 est que Jésus-Christ est jugé digne d’une gloire plus grande que celle de Moïse. Moïse a servi fidèlement comme serviteur dans la maison de Dieu, mais Jésus est le Fils qui établit et gouverne cette maison. Ainsi, les croyants doivent considérer attentivement Jésus et tenir ferme jusqu’à la fin l’assurance de leur espérance en tant que maison de Dieu.
Pour les destinataires de l’Épître aux Hébreux, Moïse était une figure majeure représentant la Loi, l’Exode et le cheminement au désert. L’épître reconnaît la fidélité de Moïse, mais montre que Jésus reçoit une gloire plus grande. Cette comparaison ne vise pas à rabaisser Moïse ; elle révèle la supériorité de Jésus-Christ, celui qui a bâti la maison de Dieu que Moïse a servie.
« Considérez attentivement Jésus » ne signifie pas penser brièvement à lui, mais le placer au centre du cœur et de la pensée, en le contemplant avec attention. Les croyants sont influencés par ce qu’ils méditent profondément. Lorsque l’on médite la peur ou les blessures, le cœur vacille ; lorsque l’on considère Jésus-Christ, la foi retrouve son centre.
Moïse est le serviteur qui a accompli fidèlement la tâche confiée dans la maison de Dieu. Jésus, en revanche, est le Fils qui établit et gouverne cette maison. Le serviteur sert dans la maison, tandis que le Fils possède l’autorité et l’héritage de la maison. La fidélité de Moïse est donc précieuse, mais la gloire de Jésus est plus grande et d’un ordre supérieur.
Dans Hébreux 3, la maison de Dieu ne désigne pas simplement un bâtiment, mais les croyants et la communauté de l’Église qui appartiennent à Jésus-Christ. L’Église n’est pas une assemblée gouvernée par l’homme ; elle est la maison de Dieu que Jésus établit et dirige. Les croyants y prennent soin les uns des autres, tiennent ensemble l’espérance et poursuivent jusqu’au bout le chemin de la foi.

Questions de méditation

  • Qu’est-ce que je médite le plus profondément en ce moment ? Est-ce la peur, le regard des autres ou Jésus-Christ ?
  • Dans ma vie de foi, est-ce que je m’appuie plus sur des personnes, des traditions ou des institutions que sur Jésus ?
  • Est-ce que je vois l’Église comme la maison de Dieu que Jésus bâtit et gouverne, ou comme un service religieux à consommer ?
  • Quelle facette de Jésus dois-je contempler de nouveau aujourd’hui pour tenir fermement l’assurance de l’espérance jusqu’à la fin ?
  • Comment puis-je pratiquer une foi communautaire qui tient l’espérance avec les saints frères et sœurs ayant reçu le même appel céleste ?

Hébreux 3.1-6 conduit le regard des croyants vers Jésus-Christ. Moïse fut un serviteur fidèle dans la maison de Dieu. Son ministère est précieux et sa fidélité doit être honorée. Cependant, Jésus reçoit une gloire plus grande que celle de Moïse, car il est le Fils qui bâtit et gouverne la maison de Dieu. Les croyants ne doivent donc pas rester fixés sur l’autorité humaine ou le poids de la tradition, mais considérer attentivement Jésus-Christ. Il est l’apôtre envoyé par Dieu et le grand prêtre qui nous conduit vers Dieu. Il est aussi le Fils établi sur la maison de Dieu, le Seigneur qui édifie les croyants comme cette maison. Les croyants appelés à être la maison de Dieu doivent tenir fermement jusqu’au bout l’assurance et la fierté de leur espérance. Cette assurance ne vient pas de leur propre force. Elle naît de la connaissance de qui est Jésus-Christ. En regardant Jésus, jugé digne d’une gloire plus grande que celle de Moïse, le Fils qui a bâti la maison de Dieu et le Seigneur qui tient les croyants jusqu’à la fin, ils peuvent encore aujourd’hui marcher sur le chemin de la foi.

Pasteur David Jang
Auteur des archives de l’exposition de l’Épître aux Hébreux
Cette archive est une compilation réeditée centrée sur l'exposition de l'Épître aux Hébreux du pasteur David Jang. Cette archive explique l’Épître aux Hébreux à partir du texte biblique, comme une exhortation pastorale qui fixe le regard des croyants fragilisés sur Jésus-Christ. Elle associe la profondeur théologique de l’épître à son application pastorale.